Just’un Peu d’histoire partie 8

Quand on lit les feuilles de recensement de la commune on peut relever les noms des facteurs à partir de 1872. Michel Delhomme, cette année-là, débute la liste en tant que facteur rural. Il sera suivi de Auguste Favard de 1874 à 1888. Tous les deux habitent le bourg. En 1906, pas de facteur habitant Saint Just, mais il pouvait venir d’une autre commune, peut-être de Soye comme en témoigne cette doléance du Conseil Municipal de Saint Just en date du 24 septembre 1871 :
« Le Conseil, vu que la lettre arrivée à Bourges à une heure qui ne permet pas d’être distribuée, demande que le facteur de relais restant actuellement à Soye réside à Saint Just et qu’il fasse les levées de sa boîte avant d’aller chercher les correspondances à Soye. » Une revendication déjà ancienne, donc , reprise en 1904 par le Conseil en date du 10 juillet. l’objet est l’installation d’un facteur receveur à Plaimpied qui demande que Saint Just participe à cet établissement. C’est sans compter la ténacité du Maire Edme Corbin qui refuse la proposition et argumente :
« vu que le service postal actuel laisse entièrement à désirer, vu le développement commercial de la commune pris par le port du Canal à Chambon ; vu la création récente d’une scierie mécanique ; vu le grand nombre et toujours croissant d’ouvriers demandant des correspondances ordinaires ou recommandées et qu’ainsi le service postal de Saint Just est trop important pour être relié à celui de Plaimpied … en conséquence le Conseil décide, pour mettre fin au complet isolement de la commune, d’adresser à l’administration une demande tendant à obtenir un établissement de facteur receveur à Saint Just »
En 1908, le Conseil réitère sa demande. Le but serait de recevoir plus tôt le courrier et la possibilité de le faire partir plus tard. Le facteur rural, parcourant ses 30 kilomètres par jour comptait dans sa tournée Saint Just, déposait et recevait en même temps le courrier chez l’habitant puis repartait aussitôt dans une autre commune. Avoir un facteur receveur sur place, c’était donc donner la possibilité aux Justinois d’avoir plus de temps pour leur envoi de courrier.
La réponse de Bourges stipule qu’une distribution rapide par voiture était trop onéreuse et donc qu’il fallait se contenter du facteur rural qui venait à pied de Savigny.
Le Maire campe sur ses positions et décide, avec son conseil, de construire un bureau de Postes sur la commune. Il obtient l’accord du directeur départemental.
Le 25 juillet 1909, il présente les plans et devis de cette future maison qui sera située sur un terrain acheté par la commune quelques années auparavant. En effet, le 5 novembre 1905, une vente des parcelles 64 et 65 avait été actée entre la municipalité et Charles Guillemain, mandataire de madame la Marquise d’Horschel, aux nombreuses propriétés dans la commune.
Or, ces fameuses parcelles sont celles qui étaient occupées par cette Auberge de l’Écu dont nous avons suivi l’évolution depuis le 13° siècle ( voir cadastre de 1810)
La construction du bureau de Postes est confiée à l’entreprise de maçonnerie Abel Jacquet, de Saint Just, pour la somme de 13500 francs. L’architecte est Mr Pascault de Bourges
Les travaux débutent en 1910. Le chemin de la Poste est piqueté et on creuse un puits pour son alimentation en eau. Un mur de soutènement de la place de l’église est élevé entre celle-ci et la rue de la Poste.
En 1911,une famille est recensée : Léger Charles, facteur receveur, avec sa femme Marguerite et sa fille Suzanne âgée de 7 ans. Cette famille étrenne le tout nouveau Bureau de Postes fraîchement construit ( photo 1) et se montre fièrement sur la nouvelle rue de la Poste (photo3).
A suivre : l’électricité arrive à Saint Just

Newsletter

Retrouvez toute l'actualité de Saint Just !



© 2019 - MAIRIE DE SAINT JUST, Tous droits réservés