Just’un Peu d’histoire 6ème partie

6 : la maison commune.
Sylvain Aucouturier, ancien Syndic de 1780 à 1782, paraphant le cahier des doléances de la commune en 1789, aubergiste de l’Ecu, est élu maire le 13 janvier 1793, et plus précisément officier public. Il est, à ce titre, chargé des actes civils et la tenue des registres de naissances, décès et mariages de la commune, ex paroisse de Saint Just. Notons ici que cette commune n’a pas changé de nom pendant la Révolution, contrairement à toutes celles qui portaient un nom de Saint. Par exemple Saint Germain des Bois prit celui de Bellevue-les-Bois, Saint Germain du Puy celui de la Montagne du Puy ou Saint Amand celui de Libreval. Saint Just fut peut-être exonéré grâce à son identité avec le révolutionnaire Saint-Just, ami de Robespierre.
Dans la salle publique de la maison commune on venait déclarer les naissances, avec des témoins, on venait signer l’acte du décès constaté par l’édile, on célébrait le mariage annoncé plusieurs fois aux portes de cette fameuse maison commune.
Quelle était donc cette maison commune à Saint Just ?
Notre mairie actuelle n’était pas encore bâtie. Il n’y avait pas d’instituteur, donc pas d’école ( on peut lire dans l’état de recensement de 1851 le nom du premier instituteur : Louis Lechalier, 72 ans) et l’église avait été vendue.
Le seul endroit adéquat était donc la grande salle de l’auberge de l’Écu. Sylvain Aucouturier, le premier maire, officier public, aubergiste, occupait alors une place stratégique . Cette même place a du profiter aux maires suivants, les Ravion, Jean et Jean Baptiste, alliés aux Aucouturier ( Jean Baptiste Ravion marie sa fille Madeleine à François, fils de Sylvain, le 19 novembre 1816). Et plus loin Vincent Pirot, maire de 1830 à 1834 dont un parent venait d’occuper par bail le domaine dit de l’auberge Saint Etienne et toutes ses dépendances, sis au carrefour du chemin de Savigny ( bail signé le 5 juin 1830 entre Edme Corbin, capitaine d’artillerie et Jacques Pirot chez Maitre Sylvain Vergne : AD E16959). Et encore plus loin Pierre Boudrant, maire de 1848 à 1865 dont la famille est liée aux Pirot ( René Pirot est encore noté aubergiste en 1861).
introduction des 1° actes de Sylvain Aucouturier.

Retenons donc , pour l’instant, l’arrivée en scène d’une autre auberge à Saint Just au nom de Saint Etienne. Et aussi que les réunions de conseil, les actes civils, les rencontres avec les élus devaient se passer dans ces fameuses maisons communes par tradition qu’étaient ces auberges de villages. Et cela jusqu’à la construction d’un véritable bâtiment de mairie souvent allié à celui d’une école.
A suivre: le bureau de Poste et Télégraphe.

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