Just’un Peu d’histoire 5ème partie

5 : l’auberge de l’écu.
Le 4 mars 1726, Jean Aucouturier épouse en premières noces Solange Guérin. Elle a 16 ans et est la fille de François Guérin l’aîné, cabaretier à Saint Just. François Guérin ( le jeune) épousera le 19 septembre 1729 en secondes noces, Anne Péaut et tous les deux exercent la profession de cabaretiers. Leur témoin de mariage : Jean Aucouturier.
Dans notre liste des cabaretiers de Saint Just apparaît donc la famille Guérin qui se lie par mariage avec la lignée Aucouturier. Solange est marraine, à la paroisse, en 1720, du petit Jean Lagarde. Elle est âgée alors de 10 ans. Elle est née et baptisée à Mareuil sur Arnon ,en avril 1710 et son parrain est Jean Charton, maître cabaretier. Ce même Jean Charton , à Saint Just, est cabaretier à partir de 1704. Parrain de Solange, la jeune épouse de Jean Aucouturier, il est vraisemblable qu’en tant que Maître, il adoube François Guérin, le père de sa filleule, dans la corporation des cabaretiers qui devient alors le cabaretier de Saint Just avec son gendre, Jean. Avec Solange, Jean a plusieurs enfants qui meurent tous en très bas âge. Solange, quant à elle, décède en 1734. Jean ( qualifié de laboureur) se remarie avec Anne Leuillier le 4 mars 1737.
L’année précédente, Jean Aucouturier signait un acte de vente en date du 7 octobre 1736 devant Maitre Dutartre, notaire royal à Sancergues.
« Robert Chambon de Bourges cède à Jean Aucouturier, cabaretier dans la paroisse de Saint Just, une maison située au bourg, jadis appelée « de l’Ecu de France » servant de cabaret, consistant en deux chambres basses à cheminées, quatre chambres hautes au-dessus, greniers, caves dessous, trois écuries et un poulailler, une cour enfermée de murs, le tout s’entretenant jouxtant du Levant le cimetière du lieu et un jardin jouxtant au midi le chemin de Bourges à Dun le Roy » (AD,E/10335)
Cet acte notarié apprend plusieurs choses :
Il fait référence à un nom, Chambon, de Bourges. Ce patronyme, on l’avait rencontré au sujet du baptême de Marie, fille du cabaretier, François Torterat. Le parrain était Jean-Baptiste Chambon, de Bourges. Tout laisse donc à penser que la famille Chambon était propriétaire de cette auberge de Saint Just. Il renseigne que l’auberge de Saint Just ne s’appelle plus depuis plusieurs années « de la Croix blanche », mais « de l’Écu de France ». Il la situe précisément sur le chemin Bourges-Dun et à l’Ouest du cimetière ( et donc de l’église) et cet acte décrit ce cabaret : une maison à étage avec plusieurs pièces et une cour fermée. Voilà bien qui nous rapproche de la description des léproseries rapportée dans l’article précédent.
Sur le cadastre napoléonien de 1810, il n’y a qu’un bâtiment conforme à la description de l’acte notarié et à sa situation géographique. Sur celui de Trudaine (1740), on le devine par sa forme en fer à cheval. C’est exactement là où a été érigé le bureau de Postes.
Il reste à compulser d’autres documents, notamment les matrices cadastrales qui, peut-être vont permettre de connaître le devenir de cette auberge de l’écu jusqu’à sa disparition complète avec la construction du bureau de Postes.
A suivre, 6 : La maison commune de Saint Just

Newsletter

Retrouvez toute l'actualité de Saint Just !



© 2019 - MAIRIE DE SAINT JUST, Tous droits réservés