Just’un Peu d’histoire 3ème partie

3. Les cabaretiers de Saint Just

Geneviève Millot, en 1982, fait paraître un petit ouvrage traitant en partie du bourg de Saint Just et de ses premiers maires ( A la conquête des cœurs et des boisselées). Cette auteure y mentionne souvent l’auberge de l’Écu, tenue par Sylvain Aucouturier, sans pourtant jamais faire référence à la source de cette précision.
La lecture des milliers d’actes paroissiaux et d’actes civils de la commune va-t-elle aider dans cette quête de précision ?
Les registres de la paroisse Saint Just, tenus par les curés, débutent en 1675. La profession des parents, des mariés, des défunts, des parrains, des témoins y est régulièrement précisée.
Le premier cabaretier est trouvé le 7 février 1675 : Gabriel Pinault, parrain de Marie Jolly. Mais c’est un autre baptême, celui d’une autre petite Marie qui va apporter sa surprise. Nous sommes le 7 mai 1675. Est baptisée par le curé Bonyvin, Marie, fille de François Torterat, maître chirurgien et cabaretier de la Croix Blanche du Bourg de Saint Just et de Marie Lejay. Le parrain est Jehan Baptiste Chambon, bourgeois de Bourges. Cette petite Marie décédera le 10 décembre de la même année.
Nombreux sont les enfants morts en bas-âge, baptisés et inhumés quelque jours après ce premier sacrement.
Mais la petite Marie, par sa destinée, apporte un élément intéressant dans notre recherche. Dans ce petit bourg de Saint Just, au bord du grand chemin Bourges-Plaimpied-Dun ( voir le cadastre de notre précédent article), s’ouvrait aux voyageurs un cabaret dénommé « de la Croix Blanche ». Gabriel Pinault et François Torterat signent encore, cette même année 1675, le registre paroissial, avec cette même précision « de la croix blanche »
Ce Gabriel Pinault décède en mai1680, à l’âge de 72 ans. Il laisse seul aux commandes de l’Auberge de la Croix Blanche François Torterat, souvent cité comme témoin avec la précision
« chirurgien de la Croix Blanche »
En 1684 apparaît sur les actes un autre cabaretier : Jean Lailleau( orthographe incertaine) car vient en 1686 le mariage de Jean Aliot avec Françoise Thomas et le baptême, un an plus tard de Marie, fille de Jean Laliot, cabaretier. Ces deux années, on peut lire encore les mentions de François Torterat, cabaretier ou marchand-cabaretier. Ce dernier restera jusqu’à sa mort, le 29 janvier 1693, chirurgien cabaretier. Sa veuve Marie Lejay le rejoindra le 20 juin 1704 et son acte de sépulture comportera la mention « veuve de François Torterat, chirurgien ».
François Torterat aura donc été cabaretier à Saint Just pendant 18 ans, de 1675 à 1693.
Apparaissent quelques noms par la suite : Jean Béguineau, cabaretier, en 1697 ; François Thoret , cabaretier qui baptise son fils Pierre le 31 mars 1704, Jean Charton, maître cabaretier cité plusieurs fois comme parrain ou témoin d’obsèques ou de mariage de 1704 à 1710.
Arrive, quelques années plus tard, le mariage de Jean Aucouturier, fils de Jean, le 4 mars 1726.

La suite…

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